Ponce Pilate
l'histoire qui bifurque...

Roger Caillois | Xavier Marchand
Cie Lanicolacheur

Théâtre
17 au 19 janvier
Dates
  • 17 janvier 2019 - 20:00
  • 18 janvier 2019 - 20:00
  • 19 janvier 2019 - 19:00
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Présentation

La décision que doit prendre Pilate peut changer le cours de l’Histoire. Lui ne le sait pas, mais tous les personnages du récit le lui disent.

On croit connaître la fin de l’histoire mais ce roman nous surprend par une pirouette littéraire d’une rare élégance.

Dans ce récit, publié en 1961 et inspiré par le Nouveau Testament et les évangiles apocryphes, Roger Caillois s’attache à peindre un personnage envoûtant et tourmenté. Comme dans une tragédie classique, l’action se situe sur une journée, de l’aube au lendemain matin.

Dans ce court espace temporel, Pilate, qui doit décider du sort de Jésus, est en proie à des interrogations fondamentales où interfèrent sa situation de romain en pays hostile, sa carrière chancelante, le jeu politique, ses considérations éthiques et personnelles.

Sur scène neuf marionnettes et comédiens-manipulateurs éclairent le débat intérieur du procureur de Judée. Loin de s’en laver les mains, Pilate jette tout son esprit dans l’épineuse question qui lui est soumise : qu’est-ce qu’être juste, responsable, courageux ?

En épousant le cheminement intellectuel de Pilate, dans une scénographie lumineuse, dans une langue simple et ciselée, Xavier Marchand nous rappelle à l’essentiel : la complexité de la pensée. Jusqu’à la décision finale du romain, qui pourrait bien changer le visage de l’humanité.

Grande Salle
Durée : 1h40
Conseillé à partir de 16 ans

 

Présentation audio du spectacle en partenariat avec la Bibliothèque sonore de Lyon :

Distribution

D’après Roger Caillois
Adaptation et mise en scène Xavier Marchand
Assistante à la mise en scène Olivia Burton
Marionnettes Paulo Duarte
Scénographie Julie Maret
Vidéo Jérémie Terris
Musique Yom, extraits de l’album Le Silence de l’Exode
Costumes Manon Gesbert, Célia Bardoux
Lumières Julia Grand
Régie générale Julien Frenois

Avec Sylvain Blanchard, Noël Casale, Mirjam Ellenbroek, Gustavo Frigerio et Guillaume Michelet

Production : Lanicolacheur / Coproduction : MC93 de Bobigny-Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Pôle Arts de la Scène – Friche la Belle de Mai Marseille , Théâtre du commun – Ajaccio.
Avec le soutien de King’s Fountain,  du Théâtre la Licorne – Dunkerque , de la SPEDIDAM, société de perception et de distribution gérant les droits des artistes interprètes et MC93 – Bobigny Maison de la culture de Saint-Denis dans le cadre de la résidence de création. Le décor est construit dans les ateliers de la MC93. Avec le soutien de l’ONDA.

Autour du spectacle

Vendredi 18 janvier à 19h

Petite conférence gesticulée sur la marionnette n°1 En partenariat avec le Musée des arts de la marionnette de Lyon (MAM) | Durée : 30 mn
Dans les coulisses de la création, le musée raconte la marionnette, ses origines et ses multiples usages, loin dans le monde et dans l’imaginaire. Découvrez cet art vivant, la fabrication des marionnettes et les techniques de jeux avec des médiateurs du MAM. Puis à vous d’expérimenter cet art ! Temps d’échanges et de manipulation pour découvrir en toute simplicité les arts de la marionnette.

Presse

Le Figaro – Armelle Heliot

« C’est si beau que l’on ressent la chaleur du soir, l’atmosphère lourde, la paix.  C’est si pur que l’on écoute ce texte admirable comme si l’on était hors du temps. L’écriture superbe subjugue. Les voix, accents compris, la musique enchante. Le sentiment de la perfection et le sentiment de l’accomplissement saisissent rarement au théâtre. Avec Ponce Pilate on a très vite le sentiment d’une enthousiasmante réussite. »

 

Toute la culture.com – Mathieu Dochtermann

« C’est une superbe réussite que ce spectacle, esthétiquement simple et élégant, plein de finesse, où les interprètes s’effacent derrière le texte et leurs marionnettes qui, par les évolutions qui leurs sont propres enrichissent le récit d’images fortes qui en révèlent le sens.”

 

La Croix – Elodie Maurot

“Avec une belle créativité, Xavier Marchand incarne ce texte par le jeu de marionnettes, petites têtes sculptées prolongées de longs voiles fluides. Tenues par des marionnettistes présents sur scène, elles ont leurs mains, lesquelles évoluent comme dans un mime. Ce procédé scénique incarne avec subtilité une réflexion sur les faux-semblants et les faux-fuyants, sur la versatilité de la conscience, sur le visage que l’on donne à voir et les pensées qu’on dissimule…”