Phèdre

Jean Racine | Brigitte Jaques-Wajeman
Cie Pandora

Théâtre
29 au 31 janvier
Dates
  • 29 janvier 2020 - 20:00
  • 30 janvier 2020 - 20:00
  • 31 janvier 2020 - 20:00
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Présentation

Un premier, un unique regard et, tel un alien, l’amour s’introduit dans les corps, s’en empare et les déchire comme le monstre qui tuera Hippolyte.

Écrite en 1677, Phèdre est la dernière tragédie profane de Racine, la plus célèbre, la plus mystérieuse. Une nouvelle fois il choisit un sujet de la mythologie antique. Il y explore l’événement absolu qu’est le surgissement de l’amour et les métamorphoses psychiques et physiques qu’il opère. L’amour, monstre naissant et dévorateur.

Thésée, roi d’Athènes et de Trézène, héros de la Grèce, pourfendeur de monstres, a disparu. Dans le palais déserté, Phèdre, épouse de Thésée, se meurt d’un mal mystérieux. OEnone, sa nourrice, la voyant s’éteindre, veut connaître la raison et lui extorque l’aveu de sa passion pour Hippolyte, le fils de Thésée. Epuisée par un combat de plusieurs années contre cet amour adultère et incestueux, Phèdre aspire à mourir. Hippolyte, quant à lui, aime Aricie, la seule femme interdite par son père. Cet amour l’obsède. On annonce soudain la mort de Thésée…

Dans une salle du palais de Trézène qui s’ouvre sur une forêt mystérieuse, dans le vertige des alexandrins, Brigitte Jaques-Wajeman (Polyeucte) met en scène ce que Racine ose montrer, la jouissance dans laquelle les corps sont emportés, les effets meurtriers du désir quand il est empêché, quand il ne peut être assouvi, quand l’objet des fantasmes est interdit.

Grande Salle
Durée estimée : 2h10
Conseillé à partir de 16 ans

 

Présentation sonore réalisée par la bibliothèque sonore de Lyon :

Autour du spectacle

Conférence expresse « En amour, y a-t-il des règles du jeu ? » mercredi 29 janvier à 19h en Petite Salle. Présentation Muriel Salle.

Bord de scène avec l'équipe artistique à l'issue de la représentation du jeudi 30 janvier.

Distribution

Mise en scène Brigitte Jaques-Wajeman
Collaboration artistique François Regnault, Clément Camar-Mercier
Assistant à la mise en scène Pascal Bekkar
Scénographie Grégoire Faucheux
Costumes Pascale Robin assistée d’Angèle Levallois
Lumière Nicolas Faucheux
Maquillage, coiffure Catherine Saint-Sever
Musique, son Stéphanie Gibert
Accessoires, machinerie Franck Lagaroje
Construction décor Atelier Jipanco
Administration, production Dorothée Cabrol assistée d’Alice Marrey

Avec Raphaèle Bouchard Phèdre, Bertrand Suarez-Pazos Thésée, Raphaël Naasz Hippolyte, Pauline Bolcatto Aricie, Sophie Daull Oenone, Pascal Bekkar Théramène, Lucie Digout Ismène, 
Kenza Lagnaoui Panope

Création le 7 janvier 2020 au Théâtre des Abbesses, Paris

Coproduction : Théâtre de la Ville-Paris, Théâtre de Fontainebleau et la Compagnie Pandora
Avec le soutien financier de la DRAC Ile de France et du Jeune Théâtre National.

En images

Autour du spectacle

Bord de scène avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation du jeudi 30 janvier.

Presse

Quelques extraits de la revue de presse à découvrir ci-dessous :

« Dirigeant à merveille une jeune troupe exceptionnelle, Brigitte Jaques-Wajeman rend toute leur sensualité aux vers dangereux de Racine. »
Télérama, 22 Janvier 2020

« Tout commentaire est un peu oiseux lorsque s’impose d’évidence une intelligence profonde du texte, une distribution impeccable, des choix artistiques sobres et éloquents de scénographie, d’éclairage, de costume, de son, de musique. Et une manière de dire le vers qui offre son juste déploiement à l’alexandrin sans le corseter dans un rythme lancinant. »
Figaroscope par Armelle Heliot

« Les amateurs de situations extrêmes, d’amours dévorants, de poésie sulfureuse doivent se précipiter à cette représentation si simple et diaboliquement sophistiquée, où les corps sont disloqués par le désir dans un espace métaphysique »
Sortir Télérama par Fabienne Pascaud

« Mise en scène subtile et intelligente, interprètes excellents, magnifique scénographie. Brigitte Jaques-wajeman offre une version éclairante de la grande tragédie de Racine. […] Elle s’intéresse à la dimension charnelle de la langue. Non sans audace, elle fait respirer la pièce, la débarrassant du carcan classique. Elle s’intéresse à la dimension charnelle de la langue. Non sans audace, elle fait respirer la pièce, la débarrassant du carcan classique. […] la tragédie prend aux tripes. Et nous chavire. […] Entre ombre et lumière, le spectacle reste sobre, entre ombre et lumière, le spectacle reste sobre pour laisser se déployer toutes un espace poétique. Sans chichis ni tralala. Toutefois, pour accompagner ses protagonistes qui se précipitent dans la tragédie, les interprètes font preuve d’engagement rare. Corps et âme. […] Précise et inspirée, la direction d’acteurs est à l’image de la mise en scène : une vraie réussite. »
Les trois coups par Léna Martinelli

« Le spectacle réussit le rare et formidable accord entre une implication physique brutale et une interprétation raffinée et musicale de l’alexandrin racinien. C’est un classique porté à une température moderne, comme nous les aimons. »
Webthéâtre, 14 janvier 2020

« L’élégance précède la sauvagerie ! La réussite du spectacle est dans l’accord obtenu entre une diction savante, précise, mélodique des alexandrins et le parti pris de la sensualité et de la cruauté dans la gestuelle. »
Théâtral magazine de Gilles Costaz

« L’expérience du spectateur est aussi dérangeante qu’inoubliable. […] Brigitte Jaques […] ose montrer la jouissance parce qu’elle est interdite et le refoulé fait retour. Le corps fonctionne à plein régime. Les fantasmes d’amour, de haine et de mort déforment les visages. La terreur de la tragédie saisie les chairs. […] Ainsi la Phèdre de Brigitte Jaques-Wajeman réagencera pour toujours sa relation au texte. »
ToutelaCulture.com par David Rofé-Sarfati, 14 janvier 2020

« En poussant racines dans ses retranchements, Brigitte Jacques met un point d’honneur à éclairer plein feu cet obscur objet du désir qui rend la tragédie si déchirante et sulfureuse. Phèdre gagne en vérité et en humanité ce qu’elle perd en dignité et un mystère. […] On entend si bien les vers de Racine. Tout est lumineux, on ne voit presque pas le temps passer. »
Les Échos par Philippe Chevilley, 16 janvier 2020 

« La mise en scène de Brigitte Jaques-wajeman est percutante et donne une grande importance à la gestuelle, les corps souffrent, se contorsionnent, se joignent aux alexandrins pour nous transpercer et nous bouleverser. »
Critiquetheatreclau.com, 11 janvier 2020

« L’expression des passions est exalté par les alexandrins, dits ici à la perfection. […] Le sommet de l’artifice et tutoie le naturel au service de cette sublime tragédie du désir. […] Sublime tragédie de la passion et du désir, cette fin en fera date ! »
SNES par Micheline Rousselet

« […] il faut insister sur le travail de révélation qu’opère Brigitte Jaques-wajeman. Son Phèdre fait sonner à plein cette tension oxymorique entre d’une part une écriture ciselée d’argent, et d’autre part le corps des passions, exalté jusqu’à la monstruosité, jusqu’à la chair sanguinolente. […] Cette raideur dans le jeu, que l’on pensait inscrite dans l’ADN Racinien, Brigitte Jaques-wajeman l’a fait voler en éclats pour rendre aux personnages leur monstrueuse humanité, et donc leur intemporalité.»
Lagazettedutheatre.fr, 9 janvier 2020

« Très homogène, la distribution fait de la scène un bûcher ardent ou se consument les passions. […] Brigitte Jaques-Wajeman relève haut la main le défi et marque bien son temps avec une Phèdre portée à l’incandescence. »
Rue du théâtre.eu, 9 janvier 2020

« La Phèdre de Brigitte Jaques-Wajeman donne l’occasion de faire l’expérience instantanée, brutale, totale, de l’univers de la tragédie racinienne, avec son atmosphère oppressante, étouffante, asphyxiante, ces personnages en proie au désordre, à la catastrophe, dans une langue poétique et pourtant transgressive, sublime et pourtant violente. Cette plongée dans la fureur des passions est un voyage nécessaire et salutaire. »
L’école des lettres, 10 janvier 2020

« Brigitte Jaques-Wajeman convoque « Phèdre » et met en lumière avec l’exigence qu’on lui connaît, la compléxité de la figure tutélaire, confrontée à la brûlure de l’amour inavouable. »
Publikart, 19 janvier 2020