THÉÂTRE

ENZO CORMANN
PHILIPPE DELAIGUE

LA FÉDÉRATION
Dates
  • 23 novembre 2021 - 20:00
  • 24 novembre 2021 - 20:00
  • 25 novembre 2021 - 20:00
  • 30 novembre 2021 - 20:00
  • 01 décembre 2021 - 20:00
  • 02 décembre 2021 - 20:00
  • 04 décembre 2021 - 18:00
Tarifs

Présentation

Sur les 99 pièces de 30 minutes en devenir, huit histoires sont présentées à la manière d’une série, en deux saisons de quatre épisodes. La dernière séance permet de vivre l’entièreté de ces micros-drames, nouvelles parfois philosophiques, sociologiques, policières, fantastiques…

Présentation audio pour les personnes déficientes visuelles

SAISON 1

Mardi 23 novembre 20h
Mercredi 24 novembre 20h
Jeudi novembre 20h

Théâtre anatomique (ouverture)
La perspective de l'asphyxie financière qui risque de mettre un terme à la petite l'équipée théâtrale défendue depuis 25 ans par Max, son directeur artistique, génère une incertitude qui gagne le théâtre dans son entier…

A good story
À l'heure où 300 millions d'électeurs sont appelés à désigner le premier Président des États-Unis d'Europe, Jan Smrt, donné ultra favori par les sondages, tire des plans sur la comète…

Chair de ma chair
Viol incestueux et grossesse consanguine au sein de la famille d'un homme politique d'extrême-droite anti-IVG…

N’importe qui
La patronne d'une petite entreprise de transport planche tard le soir sur ses comptes. Survient un homme dont elle n'a pas cru bon de retenir la candidature au poste de comptable…

 

SAISON 2

Mardi 30 novembre
Mercredi 1er décembre
Jeudi 2 décembre

Monument public
Dans le Musée d'Art contemporain où ils se sont rendus ce dimanche après-midi, Brice et Béatrix pénètrent dans une salle qui accueille une installation : une cinquantaine de personnes sont assises sur des gradins de théâtre et dévisagent en silence les visiteurs. « La réalité, disait Philip K. Dick, c'est ce qui continue d'exister quand on a cessé d'y croire. »

Les fauves blessés
Rencontre entre une desperada, co-autrice d'un passage à l'acte catastrophique ayant causé la mort de 5 personnes, et un jeune flic « lucide et désespéré »...

Mauvaise tête
Pour sauver son épouse de la mort cérébrale à laquelle la condamne une mauvaise chute dans l'escalier de leur pavillon, Robert Tison donne son accord à une greffe intégrale de tête. Le donneur est un chauffeur-livreur d'une soixantaine d'années…

Les limitrophes
Nouveau projet du Théâtre anatomique, écrit et mis en scène par Max.
Athènes, la nuit. La déesse Athéna fouille les poubelles d'un palace ; quelques heures plus tard, un attaché culturel d'ambassade, sortant promener son insomnie, enjambe son corps inanimé devant l'entrée de son immeuble…

 

INTÉGRALE (SAISON 1+2)

Samedi 4 décembre

Découvrez l'ensemble des huit pièces présentées ci-dessus.

 

Petite salle | Conseillé dès 13 ans
Durée saison 1 ou 2 : 2h
Durée intégrale : 5h avec entracte

Distribution

Conception Philippe Delaigue, Enzo Cormann
Texte Enzo Cormann
Mise en scène Philippe Delaigue
Scénographie Barbara Creutz, Delphine Sabouraud
Lumières Julie Lola Lanteri
Régie lumière Lou Morel
Son Philippe Gordiani
Costumes Adélie Antonin
Construction décors Les Zinks – Atelier Lyon 7ème

Avec Agathe Barat, Enzo Cormann, Roberto Garieri, Véronique Kapoian Favel, Hélène Pierre, Erwan Vinesse

 

Production : La Fédération – Cie Philippe Delaigue. Coproduction : Château Rouge – Scène conventionnée à Annemasse, Scènes du Jura – Scène nationale, POCHE/GVE à Genève, Les Colporteurs avec le soutien du Conseil du Léman, Le Cratère – Scène nationale d’Alès, Théâtre Joliette – Scène conventionnée à Marseille – Avec la participation artistique de l’ENSATT.

La Fédération – Cie Philippe Delaigue est conventionnée par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et subventionnée par la Ville de Lyon.
POCHE/GVE est géré par la Fondation d’Art dramatique, soutenu par la Ville de Genève (Département de la culture et du sport) et la République et Canton de Genève.

En images

Presse

QUELLE EST LA LIMITE ENTRE SOI ET LE MONDE ?
« On pourrait parler de nouvelles théâtrales, un calibre qui correspondrait à ce qu’est la nouvelle pour le roman. Cependant, c’est du pur théâtre, et même si certaines de ses formes empruntent au théâtre épique, ou comprennent des monologues, il s’agit de théâtre dialogué, pensé et écrit pour les acteurs. Chaque pièce est une petite machine à jouer, ce qui m’a le plus séduit dans cette aventure d’auteur et d’acteur. Si la langue peut paraître châtiée à la lecture par sa précision et sa luxuriance, l’écriture d’Enzo se révèle au plateau, à travers l’acteur qui la rend accessible à tous. En tant que metteur en scène, c’est vraiment ce plaisir d’acteur qui m’intéresse, et qui doit devenir, possiblement, un plaisir de spectateur. »

Alexandra Budde – Le Programme.ch

 

 

UN THÉÂTRE EN MODE FRACTAL
« Le Poche accueille, par séances de 3, 6 de ces «microdrames élémentaires» mis en scène tantôt par l’auteur ou par son acolyte Philippe Delaigue. Portés par 6 comédiens au total, dont la gouailleuse Véronique Kapoïan Favel et le fervent Jean Aloïs Belbachir, ces fragments diffractent le maximum de choses avec un minimum de moyens. De la complexité restituée. De la portée politique concédée au banal. À chaque module, son rapport de domination : du prédateur sexuel à sa victime, du juge à l’accusé, de l’employeur au demandeur d’emploi, du riche au pauvre. Qu’il empiète sur les domaines psychologiques, éthiques ou mythologiques, chacun rappelle « qu’on est simultanément soi et le monde, jamais face à lui comme devant un paysage » – pour reprendre la note d’intention de cette colossale entreprise. »

Katia Berger – Tribune de Genève

 

 

CONVOQUER LE MONDE DANS UN THÉÂTRE DE CHAMBRE
« Toujours des trios sur scène, est-ce parce que cela suffit pour résumer des situations, créer une tension? Trois c’est le chiffre du déséquilibre, c’est toujours 2 + 1, il y a une asymétrie dans le 3 qui fait le chiffre de la crise perpétuelle (…). C’est un théâtre de chambre, d’une certaine manière, mais dans la chambre est convoqué le monde. C’est le premier chiffre à partir duquel on peut vraiment convoquer le monde dans la chambre. »

Nicolas Julliard – Nectar / Espace 2

 

 

DES RÉALITÉS GÉOPOLITIQUES MISES À NUE
Avant même d’être journaliste ou dramaturge, Enzo Cormann est investi par les préoccupations sociétales. Militant, syndique, travailleur social. (…) Intéressé, captivé par ce qu’il appelle la « nécessité d’une émancipation sociale », Enzo Cormann va rendre compte des réalités sociétales d’ici et d’ailleurs le monde. (…) C’est ensuite par l’écriture dramatique qu’il semble poser un regard sur nos sociétés. En effet, dans L’Histoire mondiale de ton âme, Enzo Cormann invoque comme sujet l’individu et sa psychologie ou le « sujet monde » qui laisse entrevoir des réalités géo-politiques. (…) Paradoxalement, par le théâtre, Enzo Cormann nous exhorte à comprendre que nous ne sommes pas face au monde comme face à un spectacle, mais que nous sommes des acteurs : « nous croyons être dans la salle alors qu’en fait nous sommes sur scène ».

Camille Davy – Scène Magazine

 

 

L’HISTOIRE MONDIALE : UNE CHRONIQUE
« L’auteur ambitionne d’écrire, peut-être même de décrire, l’âme comme un morceau du monde et non pas d’un être. (…) C’est bref, ça claque comme un coup de fouet, c’est fulgurant tout en nous tenant en alerte. D’autant que la mise en scène de Philippe Delaigue nous donne le sentiment, l’impression, d’être au cinéma. C’est vivant, c’est moderne, actuel, et magistralement interprété. »

Ludovic Jura – Radio Vostok

 

 

UN PORTRAITISTE DES MARGES
« Il y a deux ans, ce portraitiste des marges a entamé L’Histoire mondiale de ton âme, titanesque entreprise dont le premier opus paraît aux Solitaires Intempestifs : une somme de 99 courtes pièces répondant aux contraintes définies par le dramaturge, également musicien, dont les pièces ressemblent ici à des partitions. (…) Trou noir, poignant thriller social, raconte le drame de Jacky, née d’une prostituée camée. (…) N’importe qui donne ensuite deux visions d’une même scène : la rencontre d’un chômeur (ancien taulard) postulant pour un job de comptable aves sa future patronne célibataire. On retrouve aussi l’auteur-comédien-metteur en scène dans Les Limitrophes, mise en abîme cocasse de la tragédie grecque et métaphore de la crise où Athéna syncrétise la figure de SDF et de déesse. »

Cécile Dalla Torre – Le Courrier