Gérard Lecointe

Membre fondateur et directeur artistique des Percussions Claviers de Lyon jusqu’en 2017, Gérard Lecointe est aussi un promoteur actif de la création musicale et compositeur arrangeur éclectique. Cette existence foisonnante prend racine dans les années quatre vingt au CNSM de Lyon où il suit l’enseignement de François Dupin, après avoir entrepris des études pianistiques orientées vers le jazz. Au cours de cette formation déterminante il explore les techniques d’écriture et d’orchestration auprès de Gérard Gastinel.Au terme de leur cursus, cinq étudiants se regroupent pour créer les Percussions Claviers de Lyon. Gérard Lecointe réalise ses premiers arrangements pour l’ensemble : des transcriptions d’œuvres de Claude Debussy et de Maurice Ravel qui façonnent d’emblée la singularité du “son PCL”. Bien que mobilisé par les activités naissantes des Percussions Claviers de Lyon, Gérard Lecointe devient l’un des principaux percussionnistes de l'Orchestre de l'Opéra National de Lyon dès sa création en 1983 et le reste jusqu’en 1998. Il travaille alors avec John Eliot Gardiner et Kent Nagano. Il est également soliste de l'ensemble de musique contemporaine Forum créé par Mark Foster, puis de l'Ensemble Orchestral Contemporain dirigé par Daniel Kawka. A partir de 1998, les activités croissantes des Percussions Claviers de Lyon l'éloignent peu à peu des métiers de l'orchestre. Le groupe trouve une place grandissante dans le paysage musical français et international, grâce à un répertoire en expansion toujours plus ouvert à la diversité de la création contemporaine. Gérard Lecointe participe ainsi à des aventures multiples et disparates qui

l'amènent à travailler avec des personnalités marquantes venues d'horizons très variés : Keiko Abe, Martial Solal, Doudou N'Daye Rose, David Robertson, Emilie Simon. Il initie des projets d'envergure avec des compositeurs tels que Steve Reich, Gavin Bryars, Thierry Pécou, Denis Badault, Thierry de Mey, François Narboni, Xu Yi, entre autres. Transcripteur infatigable, il réalise une centaine d'arrangements pour l'ensemble et compose également des pièces pour formations percussives (Point bak, Trois épilogue, D'après masques). La rencontre de Jean Lacornerie en 2007 pour Les Folies d'Offenbach et d'Emmanuelle Prager pour Trois contes marquent un tournant dans son parcours. Son travail s'oriente désormais vers la scène. Il compose la musique de Cendrillon, petite forme lyrique et cinéma (Cie Alma Parens, 2011), et poursuit avec Jean Lacornerie par une version revisitée de West Side Story (2009), suivie du Coq d'Or (2011) et de la comédie musicale Bells are ringing (2013), pour laquelle il réécrit une partition remarquée. En 2014, il est nommé Directeur du Théâtre de la Renaissance (Oullins Grand Lyon) avec un projet qui s'engage en faveur de toutes les formes de spectacle musical. Ses initiatives l’engagent maintenant durablement vers les formes de spectacles musicaux. L’adaptation musicale du roman de Jules verne Vingt mille lieues sous les mers (2015) et la création d’une nouvelle compagnie musicale en 2017, Le Piano dans l’herbe, en sont les témoins.