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Jean Lacornerie est né en 1963 à Strasbourg. À l’occasion d’un travail universitaire sur Marivaux, il rencontre Jacques Lassalle, alors directeur du Théâtre National de Strasbourg. Il devient son assistant de 1987 à 1990 pour dix spectacles. Il fait ses premiers essais de mise en scène avec les élèves de l’école du TNS, et notamment la création d’Artaban et Ataraxie, une fantaisie sur la tragédie classique écrite par Jacques Roubaud.
En septembre 1990, Jacques Lassalle le nomme, à 26 ans, Secrétaire Général de la Comédie-Française. Il y mène à bien l’ouverture du Théâtre du Vieux Colombier où il mettra en scène une année plus tard La Glycine de Serge Rezvani (1993).
Jean Lacornerie fonde la compagnie Ecuador à Lyon en 1992.Il s’intéresse tout particulièrement aux écritures contemporaines en mettant en scène Saint Georges chez les Brocchi de Carlo Emilio Gadda (TNP Villeurbannnes, 1993), Une idée à vendre de Daniele Del Giudice (Villa Gillet, 1994), Eros et Priape de Carlo Emilio Gadda (Théâtre de la cité internationale, 1995), Joséphine, une petite révolte dans un placard à balais de Guy Walter (théâtre de la cité internationale, 1997) et Eva Péron de Copi (Bonlieu Scène Nationale, Annecy, 1999) Les Cyniques d’Anatoli Marienghof (Espace Malraux, Chambéry, 2001)
A partir de 1994, il confie la direction musicale de la compagnie à Bernard Yannotta, et explore avec lui toutes les formes qui croisent la musique et le théâtre, de l’opéra de chambre à la comédie musicale avec notamment (en résidence à l’Espace Malraux, Scène nationale de Chambéry) : L’Homme qui prenait sa femme pour un chapeau de Michael Nyman, Trouble in Tahiti de Leonard Bernstein et Mahagony et Happy End de Kurt Weill et Bertolt Brecht.
Il a également été l’invité du Festival Romaeuropa (1993) du Festival de Spoleto USA (Charleston S.C 1994) pour La Trahison Orale de Maurizio Kagel, du Festival d’Ambronay pour Samson de Haendel dirigé par Ton Koopman (1999) et de la maîtrise de l’Opéra National de Lyon pour l’Orfeo de Luigi Rossi (2004).
Depuis octobre 2002 il est co-directeur avec Etienne Paoli du Théâtre de la Renaissance à Oullins (Grand Lyon) où il a assuré la création en France de Pour toi baby ! (Of Thee I Sing) de George et Ira Gershwin et George Kaufmann (2003) et du Rêve du Général Moreau de Klabund avec le quatuor Debussy (2005).
Récemment, il a entreprit d'explorer l'œuvre américaine de Kurt Weill en coproduction avec l’Opéra National de Lyon. Il a mis en scène pour la première fois en France Signé Vénus (One Touch of Venus) de Kurt Weill en 2006 et prépare pour 2008 la première française de Lady in the dark. |
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Jean Lacornerie was born, in 1963 in Strasbourg, where he studied and learnt music. On the occasion of a university work on Marivaux, he met Jacques Lasalle, who was then the director of the Théâtre National de Strasbourg (TNS). He became his assistant from 1987 to 1990 for ten productions. He started working as a director with the TNS students, with whom he created Artaban et Ataraxie, a fantasia about the classical tragedy written by Jacques Roubaud. In September 1990, he was appointed Secretary General of the Comédie Française at the age of 26 by Jacques Lassalle. He brought to a successful conclusion the opening of the Théâtre du Vieux Colombier where he directed, a year later, La Glycine, by Serge Rezvani (1993).
Jean Lacornerie founded the Ecuador Theatre Company in Lyon in 1992. He is particularly interested in contemporary writings. He directed Saint Georges chez les Brocchi,by Carlo Emilio Gadda (Théâtre National Populaire, Villeurbanne, 1993), Une idée à vendre, by Daniele Del Giudice (Villa Gillet, 1994), Eros et Priape, by Carlo Emilio Gadda (Théâtre de la Cité Internationale, 1995), Joséphine, une petite révolte dans le placard à balais, by Guy Walter (Théâtre de la Cité Internationale, 1997), Eva Péron, by Copi (Bonlieu Scène Nationale, Annecy, 1999), and Les Cyniques, by Anatoli Marienghof (Espace Malraux, Chambéry, 2001).
In 1994, he asked Bernard Yannotta to be the music director of the company and started exploring with him all the forms that mix music and theatre – from chamber opera to musical – with (in residence at the Espace Malraux, Scène nationale de Chambéry): L’Homme qui prenait sa femme pour un chapeau, by Michael Nyman, Trouble in Tahiti, by Leonard Bernstein, and Mahagony et Happy End, by Kurt Weill and Bertolt Brecht.
He was also invited by the Spoleto Festival USA (Charleston S.C 1994) for La Trahison Orale, by Maurizio Kagel; by the Festival d’Ambronay for Samson, by Haendel, conducted by Ton Koopman (1999), and by the Opéra National de Lyon for Orfeo, by Rossi (2004).
Since October 2002, he has been the co-director (with Etienne Paoli) of the Théâtre de la Renaissance (in Oullins) where he directed (for the first time in France) Of thee I sing, by George, Ira Gershwin and George Kauffmann, and Le rêve du général Moreau, by Klabund (in March 2004) with the Debussy Quartet.
He produced and directed (for the first time in France) One touch of Venus, by Kurt Weill Sidney J Perelman and Ogden Nash, with the Opéra National de Lyon in June 2006. |
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