LES DÉBATS CONSONANCES

Le Théâtre à la rencontre du monde de la pensée !

La Renaissance et le Musée des Confluences organisent pour la deuxième année un cycle de débats de société.


Dérangeants, accessibles, gratuits, troisième saison des Débats Consonances. Les conférenciers et artistes invités confrontent leurs idées avant de laisser place à la discussion avec la salle. Une rencontre entre penseurs et gens de la scène qui partagent avec le public leur désir d’aller au-delà des clichés pour démonter les mécanismes, situer les contextes et les enjeux de la pensée dans l’évolution de la société.

Conviviaux, nous vous proposons de prolonger les échanges autour d’un repas commun, au théâtre (sur réservation, 12€).

 

Débats organisés par le Théâtre de la Renaissance, le Musée des Confluences, Sens Public et animés par le philosophe Gérard Wormser.

 

Retrouvez les transcriptions des débats :

Débat "La mixité sociale à travers les relations filles/garçons" (avril 2010)

Débat "Psychanalyse, mythes et contes" (novembre 2011)

 

 

Lundi 10 Octobre > 19h00

 

Projection du documentaire "Un soleil à Kaboul"

En lien avec le spectacles L'Avare.

 

Afin de poursuivre l’aventure avec le théâtre AFTAAB et son histoire avec Ariane Mnouchkine, une projection du documentaire  « Un soleil à Kaboul» du réalisateur Duccio Bellugi Vannuccini, sera donnée le lundi 10 octobre à 19h. Elle sera suivie d’un échange avec Emmanuel et Isabelle Delloye, spécialistes de l’Afghanistan et des comédiens du théâtre Aftaab. Ce documentaire retrace la naissance d’une troupe de théâtre mixte et courageuse menée par Ariane Mnouchkine à Kaboul au milieu des ruines et des roses d’un jardin.

 

 

Lundi 14 Novembre > 19h00

 

« Psychanalyse, mythes et contes : la sagesse ne jaillit pas d'elle-même? »

En lien avec les spectacles  Orfeo, Cendrillon

 

Mythes et contes appartiennent à un patrimoine sans âge et sans pays. En traitant des mystères de la vie humaine en termes cosmologiques pour les mythes ou de la psyché individuelle ; pour les contes, ils nous laissent entrevoir un scénario commun universel : celui de la quête du héros qui ouvre un espace d’expression aux angoisses humaines.

 

Avec :

Laureline Amanieux

Née en 1977, elle est écrivain et docteur en Lettres Modernes. Elle enseigne la littérature et la langue française au Cours de Civilisation Française de la Sorbonne. Elle a publié la première thèse consacrée à la romancière belge Amélie Nothomb.

Elle écrit régulièrement dans le magazine MUZE et le Magazine des Livres. Elle produit également la Web TV www.savoirchanger.org qui diffuse gratuitement des entretiens-vidéos culturels.

Elle a découvert les ouvrages du mythologue américain Joseph Campbell (1904-1987) au cours de trois années vécues en Californie aux USA, alors qu'elle collaborait avec l'université de Berkeley. 

Elle a écrit, entre autres, Ce héros qui en chacun de nous. La puissance des mythes, éditions Albin Michel, collection Clés, mai 2011.

 

Nicole Belmont

Anthropologue européaniste, enseignant-Chercheur à l'École des hautes études en sciences sociales.

Ses travaux portent notamment sur le conte et le folklore autour desquels elle a développé une anthropologie de la naissance et de la transmission orale. Elle a mis en évidence les différences fondamentales entre transmission orale et création écrite, et les mécanismes d’élaboration de l’œuvre orale. Ces mécanismes seraient les mêmes que ceux de l’élaboration du rêve telle que Freud les entendait. Ainsi, l’enjeu est de montrer les moyens par lesquels le jeu de la figuration crypte le sens latent véhiculé par le récit. Elle dirige une collection chez Gallimard consacrée aux contes populaires de tradition orale : Le Langage des contes. Elle a écrit entre autres, 1999, Poétique du conte. Essai sur le conte de tradition orale. Paris, Gallimard - Comment on fait peur aux enfants. Paris, Mercure de France (Le petit Mercure) - 2010, Mythe, conte et enfance. Les écritures d’Orphée et de Cendrillon. Paris, L’Harmattan.

 

Le débat sera animé par Anne-Caire Huby, spécialiste de littérature comparée et de traduction,  spécialiste des contes et des mythes, particulièrement de ceux d'Amérique latine.

 

 

Lundi 9 Janvier > 19h00

 

« Et vous trouvez ça drôle : l'humour ça sert à quoi? »

En lien avec les spectacles Le Misanthrope et Le Songe d’une nuit d’été.

 

Le rire introduit dans notre quotidien de la surprise, de l’ouverture et relève d’une pratique sociale. Mais l’humour mérite-t-il son nom s’il est utilisé à des fins commerciales ? Car dépossédé de sa fonction première d’émancipation, comme élément de présentation distancié des travers d’une société, ou de l’ambiguïté d’un personnage, ne devient-il pas un simple produit d’aliénation et de séduction ?

 

Avec :

Jean-Paul Chartier

Docteur d'Etat en psychologie clinique, psychanalyste membre du IVe groupe, directeur de l'Ecole de psychologues praticiens (Paris - Lyon).

 

Yves Cusset

Il a suivi une formation classique en philosophie en passant par l’Ecole Normale Supérieure, l’agrégation et le doctorat. Il est aujourd’hui professeur en IUFM (à Besançon de 2005 à 2007 puis à Créteil) et à Sciences-Po Paris. C’est surtout sa double expérience d’enseignant en lycée et de comédien qui lui a fait découvrir le pouvoir qu’a la scène de faire partager sous une forme charnelle l’expérience de l’étonnement philosophique, retrouvant en particulier dans le rire la pensée du corps.

 

Vincent Wallez

Assistant de Nicolas Liautard (metteur en scène du Misanthrope) et chargé des actions culturelles au sein de La Nouvelle Compagnie, productrice du spectacle.

 

 

Mardi 13 Mars > 19h00

 

« Histoire de l'ordinaire : ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue »

En lien avec les spectacles Espèces d’espaces et La Niaque.

 

L’ordinaire est de l’ordre du commun, de la réplication de l’homme dans un caractère répétitif qu’on a envie de fuir dans le divertissement et l’extraordinaire.

Mais l’extraordinaire n’est-il pas au sein même de l’ordinaire ? Pour faire que nous acceptions notre condition d’être humain, l’exubérance n’est-elle pas superflue ?

 

Avec :

Michel Maffesoli

Membre de l'Institut Universitaire de France, il est professeur de sociologie à la Sorbonne (Université Paris Descartes), et administrateur du CNRS. Il dirige le centre d'Etude sur l'Actuel et le Quotidien (CEAQ) qu'il a fondé, en 1982, avec Georges Balandier, ainsi que le Centre de Recherche sur l'Imaginaire (DRI), créé par Gilbert Durand. Toute son oeuvre est une description de la socialité postmoderne.

 

Eric Chauvier

Anthropologue de formation, auteur de différents ouvrages universitaires, spécialiste de la perception des risques industriels, Eric Chauvier bouleverse les codes de sa discipline en publiant plusieurs essais hybrides, à la frontière de l'étude scientifique et du récit.

 

 

Mercredi 2 Mai > 19h00

 

« Corps intimes et politiques du corps »

En lien avec les spectacles La Niaque et Rayahzone.

 

L’originalité du corps est d’être à la croisée des vécus subjectifs et de la norme sociale. Porteur de références individuelles et collectives, le corps porte la dynamique culturelle. Comment le corps et ses expressions corporelles peuvent-ils être source de résilience pour chacun ? Quelle est leur place dans les processus de socialisation et dans les logiques de prise en charge des populations dites pauvres, exclues, marginalisées ?

 

 

Jeudi 24 Mai > 19h00

 

« Qui serons-nous demain? Le post-humanisme »

En lien avec le spectacle La Belle au bois.

 

Après le désenchantement des grandes utopies, quelque chose semble s’être détraqué dans notre capacité de conviction. Comment retrouver des pensées fortes quand nulle institution ne prend en charge les orientations communes ? Quels repères proposer aux hommes ? Comment repenser le lien social ?