De Aaron Copland
Direction musicale Dominic Grier
Mise en scène Jean lacornerie

Opéra en 2 actes Livret de Erik Johns, 1954
En anglais surtitré en français
Version de chambre pour treize instruments de Murry Slidin

Scénographie: Bruno de Lavenère
Marionnettes : Emilie Valantin
Costumes: Robin Chemin
Lumières: Bruno Marsol
Vidéo: Sébastien Coupy
Chanteurs du Nouveau Studio de l'Opéra de Lyon
Orchestre et Chœurs de l'Opéra de Lyon
 
 
 

Aaron Copland
Il est le musicien de L’Ouest américain qu’il a magnifiquement dépeint dans son ballet Billy the kid ou bien dans ses partitions pour le cinéma (Il a remporté l’Oscar pour L’Héritière de Wiliam Wyler). Avec The Tender Land, il réussit le tour de force de traduire en musique le climat des paysages de campagne d’un Edward Hopper. Il invente une nouvelle forme de déclamation qui puisse être chantée de manière «naturelle» par de jeunes chanteurs. Une musique puissante qui marie le folklore américain et l’héritage européen du chant lyrique.
 
  «The Tender Land :
l’opéra d’une éternelle Amérique»
 
 
Le rêve américain… Dans le grand Ouest, des métayers pauvres comptent sur leur fille Laurie pour s’en sortir enfin, ils se sont sacrifiés pour qu’elle puisse aller au lycée : elle sera bientôt la première de la famille à obtenir un diplôme. Des vagabonds viennent sur la route, ils vivent leur pauvreté en toute liberté. Le drame se noue quand la jeune fille choisit de partir à leur suite sur les chemins.
Voici l’histoire très simple qui traverse le livret de The Tender Land, premier opéra de Copland qu’il écrivit à cinquante ans en 1953. Une oeuvre tardive, profondément originale. L’opéra lui fût inspiré par un choc : la lecture de Louons maintenant les grands hommes de Walker Evans et William Agee. Dans ce livre deux jeunes gens rapportent l’expérience qu’ils menèrent pendant les années 30 : partager la vie de trois familles de métayers en Alabama jetées dans la misère par la grande crise économique. Nous connaissons tous les photos d’Evans devenus des icônes de l’Amérique en crise, moins le texte lyrique et engagé d’Agee, pourtant l’oeuvre a marqué une génération.
Pour écrire leur opéra, Copland et son librettiste s’inspirent principalement de deux portraits photographiés par Evans, celui d’une mère, «passive avec regard de pierre» et de sa fille « pas encore endurcie par les duretés de la vie».
Ainsi donc, la source de cette oeuvre est picturale. La musique qui va en découler l’est aussi. Avec de grands gestes musicaux, Copland peint les vastes étendues de l’Ouest américain. Il peint aussi des paysages intérieurs. Sa musique raconte les femmes dont Evans a fait le portrait. The Tender Land, c’est « la terre tendre » qui se cache dans les replis du coeur de cette mère dure, ou « la terre tendre » qui ne demande qu’à être foulée dans celui de sa fille. Le monde que décrit Copland est avare de mot. La force des sentiments intérieurs n’en est que plus grande, plus dévastatrice. Il peut donner libre cours à un lyrisme grandiose qui confère à ses personnages la dimension de héros tragiques dans leur dignité. Le sujet de l’opéra devient universel par sa simplicité : comment un enfant doit quitter ses parents pour vivre et se construire par lui-même.
 
 
Orchestre et Choeurs de l’Opéra de Lyon, Chanteurs du Nouveau Studio de l’Opéra de Lyon
Coproduction : Opéra de Lyon, La Renaissance - Oullins Grand Lyon, Ecuador
Jeudi 4 mars à 19h00
Dans le cadre du cycle de débats de société «CONSONANCES» organisé par le Musée des Confluences et en lien avec le spectacle The Tender Land, nous vous invitons à une discussion sur le thème de la crise économique.
Entrée libre

Programme et intervenants
Discussion sur le thème de la crise économique dans une perspective historique (1929)  et anthropologique (penser la crise)
Modérateur : Gérard Wormser, philosophe
Avec Jean Lacornerie, metteur en scène
Bernard Gazier, économiste français, professeur à l’Université Paris 1 (Panthéon-Sorbonne), a publié un ouvrage sur la crise économique de 1929   La France des années 30 . Il est économiste du travail et spécialiste des politiques de l’emploi.
Marc-Olivier Padis, rédacteur en chef de la revue Esprit. Par ses articles, il offre une lecture acérée de l’actualité poussant les questionnements et réflexions sur ce que représente le modèle néolibéral.

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