Revue en 24 tableaux
Musique Mischa Spoliansky - Livret et lyrics Marcellus Schiffer
Direction musicale et piano Dominique Trottein
Mise en scène Olivier Desbordes

Titre original : Es liegt in der Luft
Traduction du livret : Hilla Heintz

Avec : Claudia Mauro, Béatrice Burley, Anne-Sophie Domergue, Flore Boixel,
Éric Vignau, Éric Perez, Jean-Pierre Descheix, Yassine Benameur
Orchestre : clarinette, saxophone, percussions, piano, violon, trompette, trombone.
 
 
  «Une revue de la fin
d’un monde étrangement vivant»
 
 
Un soir d’automne 1929 à Berlin, Josef von Sternberg va voir Es liegt in der Luft - «C’est dans l’air» - de Marcellus Schiffer et Mischa Spoliansky. Il y découvre Marlène Dietrich qu’il fera tourner dans L’Ange bleu. C’est cette revue que recrée aujourd’hui Olivier Desbordes sous le nom de La Revue des Grands Magasins. Une revue comme seul ce Berlin des années 20 savait en faire : moqueuse et légère, mais aussi critique sur le monde dans lequel elle vivait.
En 24 tableaux et autant de chansons, voici le portrait d’un grand magasin : 24 histoires, métaphores d’une société où tout peut s’acheter ou s’échanger. L’histoire des jumeaux Pierre et Persil oubliés par leurs parents, celle des deux amies qui se rendent compte qu’elles aiment le même homme, celle d’un couple de petits truands…
Le parcours professionnel d’Olivier Desbordes l’a tout naturellement mené vers la recréation de cette revue. Débutant entre Casino de Paris, Lido et Palace des années avant-sida, il y apprend la fantaisie rigoureuse et une certaine exubérance artistique. C’est pourtant en mettant en scène des oeuvres bien plus sérieuses, du répertoire de l’avant-guerre allemande comme Le Lac d’argent ou Le Brave soldat Chveik qu’Olivier Desbordes a découvert ce petit bijou amer et parodique sur la société de consommation.
Ce qui m’intéresse dans ce projet c’est son côté “cabaret satirique” et le contexte d’une société qui s’écroule : 1929, la montée des fascismes... Opposition de la consommation à outrance... dans une ville, qui va être rasée » écrit-il. Une revue témoin de la fin d’un monde qui l’ignore, follement gaie et étrangement vivante.
 
 
Production : Opéra Éclaté / Festival de Saint-Céré
Lever de rideau en musique - Jeudi 29 avril à 19h00
En coréalisation avec le Conservatoire de Lyon, nous vous proposons un rendez-vous musical gratuit avant d’assister à la représentation du Berlin années 20 !
(Programme en cours)

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