À New York, Liza Elliot est la rédactrice en chef du célèbre magazine de mode «Allure» qu’elle a fondé avec l’argent de son amant Kendall Nesbitt. Elle vit entourée de journalistes, de mannequins, de stars de cinéma et de photographes. Liza a tout pour être heureuse, amour, succès, fortune… Mais voilà : elle est tellement déprimée… Elle se résout à consulter le docteur Brooks, un analyste célèbre.
Dans le secret de son cabinet comme dans l’hystérie excentrique du magazine, Liza, maîtresse-femme ordonne et résiste. Mais lorsque s’ouvre l’espace du rêve… Liza chante, car dans ses rêves règne la musique, et les mots sont chansons. Kurt Weill et Ira Gershwin lui ont taillé des airs de légende tout de rythmes jazzy et d’harmonie langoureuse. Liza, là, est la grande sœur de Marilyn, d’Audrey Hepburn ou de Grace Kelly, glamour, tendre, fragile et une inconsolable enfant.
Difficile de croire que cette comédie musicale ait été écrite il y a plus de soixante ans. Liza et son combat contre la déprime seraient le passionnant sujet de bien des romances d’aujourd’hui. Reste qu’il fallait les talents de Moss Hart, un grand scénariste, conjugués à ceux d’un immense compositeur et d’un librettiste historique, pour faire d’une quête analytique une formidable comédie musicale, surprenante, riche, rythmée où tout fini loin du divan.
Après Signé Vénus, il y a deux ans, Jean lacornerie crée à nouveau l’évènement autour de Kurt Weill, accompagné de l’énergique Scott Stroman et de l’Orchestre de l’Opéra de Lyon. Lady in the dark sera créée pour la première fois en France sur le plateau de la Renaissance.
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